dimanche 25 septembre 2016

Le jour où je ne téléphone plus à mes amies

Décidément, on va dire que je pense toujours à avant (pour pas dire à quand j’étais jeune … hihi), mais ça reste un constat malgré tout : la nouvelle technologie et surtout les réseaux sociaux, ont tué mon forfait téléphonique. La preuve, nous n’avons même pas de fixe à la maison. Bon, ok, d’une part car on n’a pas l’ADSL et qu’il était inconcevable pour nous de payer un abonnement téléphonique la peau du cul (merci Orange) pour juste recevoir l’appel de la grand-mère et 15 000 démarchages à la minute. Mais d'autre part parce qu’avec nos abonnements illimités sur téléphone portable, on peut joindre et être joint à tout moment. 




Mais justement, quelle est l’utilité de cet abonnement illimité quand en réalité, ma moyenne de consommation ne dépasse pas les 3h par mois … et principalement des appels vers ma mère, ma belle-mère et Charmante Compagnie. 


Ado, j’aurai tué pour avoir un forfait illimité. D’ailleurs, quand ma mère a eu l’illimité sur le fixe, je me suis lâchée. A peine rentrée du lycée, je passais des heures au téléphone avec mes copines, que je venais de quitter … Le samedi, j’appelais mes copines éloignées, en Normandie, en Lorraine … on pouvait rester pendues  2 à 3h au téléphone. Généralement, nos mères nous faisaient raccrocher, car elles devaient, elles aussi, appeler leurs amies pour jouer aux Desperate Housewives. 
 


Aujourd’hui, on a donc tout en illimité, le SMS, le MMS, les appels … et pourtant, c’est avec regret que je constate que je n’appelle jamais mes amies. Ou carrément moins qu’avant. Oui, on a toutes nos vies, nos hommes, nos enfants et nos occupations … mais en quoi cela change de ma mère qui elle, reste scotchée à son combiné ? Si ce n’est une question de génération ? 


Maintenant, tout passe par Facebook. J’apprends la grossesse d’une telle via une photo sur son mur … Je prends des nouvelles d’une autre sur la messagerie instantanée de Facebook … Alors oui, c’est pratique et rapide, et presque comme le téléphone car on se « parle » en direct. On écrit en fait. On balance des smileys au lieu de jouer de notre voix et ses intonations. On passe du coq à l’âne sans transition bonsoir. Parfois, on se livre même à des questionnaires dignes d’un partiel pour lequel on a une heure pour tout répondre. 


Alors que franchement, c’est tellement plus sympa, plus humain, de prendre son téléphone et prendre des nouvelles des uns et des autres en presque direct. D’entendre les bruits qui les entourent. Les écouter rire, crier, pleurer, murmurer.


Je suis la première coupable. En fait, c’est que maintenant, avec nos modes de vie et nos connexions quasi permanentes sur les réseaux, on a l’information en direct. La personne en face nous donne à voir ce qu’elle veut que l’on sache d’elle. On montre à tout le monde notre quotidien, nos vies … Et du coup, je n’ose plus. Je n’ose plus appeler, par peur de déranger. D’autant plus qu’avec les téléphones portables, étant joignables n’importe où, j’ai toujours peur d’appeler au mauvais moment, au mauvais endroit. Alors j’envoie un SMS, histoire de prendre la température … puis 2, puis 3 puis 10 … et on se quitte sur un Bisou et à bientôt. Et j’attends désespérément qu’un jour, quelqu’un soit plus courageux que moi et m’appelle pour prendre de mes nouvelles J  

jeudi 22 septembre 2016

Le jour où j'ai lu Un avion sans elle

Je ne connaissais pas du tout Michel Bussi et depuis que je le connais, je sais que lui et moi, on va être amis. Tout me plait chez lui !
Autant dire que j’ai dévoré son bouquin, au  point de me coucher un soir de semaine à … 4h du matin pour le terminer et connaître le fin mot de cette grande énigme … Qui est le bébé mystérieux survivant à ce crash d’avion ?
J’ai cherché, j’ai cogité, j’ai fait des théories, qui tenaient la route, qui étaient fumeuses. J’ai lâché prise aussi. J’ai tremblé. Et je suis tombée de haut. Moi aussi je me suis crashée ce soir-là, à 4h, quand la vérité a éclaté. Un retournement de situation étourdissant, un tour de magicien talentueux ! Je ne m’attendais pas à ça. Je m’attendais à tout, sauf à ça. Alors on peut dire que Michel Bussi a réussi son job. Merci Michel [On est intime maintenant, après avoir passé des heures en ta compagnie, lovée sous la couette]

« Lyse-Rose ou Emilie? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de trois mois? 

Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix- huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert 
le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame? »

Je lui accorde la note de 9/10

lundi 19 septembre 2016

Le jour où je suis devenue une Fly Lady

Je n’ai jamais été bordélique. Au contraire, j’aime l’ordre et j’ai d’ailleurs passé de nombreuses heures, depuis ma plus tendre enfance, à ranger et réaménager mes espaces. J’aime faire du vide, du tri, tout comme j’aime changer ma déco, renouveler des meubles user et trouver de nouvelles astuces pour faciliter le quotidien. 

Côté ménage, là aussi, j’aime que ça soit propre et que ça brille. Avec des animaux, je suis d’autant plus vigilante. Je n’aime pas vivre dans le sale. Tout comme dans le bazar d’ailleurs. Après, je respecte les personnes qui elles, sont moins focalisées là-dessus. Je suis aussi pour une maison vivante, et je ne suis pas non plus maniaque. Le jour où nous aurons des enfants, je sais que ma maison ne ressemblera pas à une vitrine d’Ikea. Je veux toutefois un minimum de rangement et de propreté. 

Et puis, chose qui n’arrive pas souvent mais qui peut arriver malgré tout, je veux pouvoir recevoir des gens à la maison, à l’improviste, sans avoir honte de mon intérieur. Autrement dit, je suis du genre à aimer qu’il y ait une bonne odeur à la maison, que les sols soient accessibles et propres, et qu’il n’y ait pas une pollution visuelle sur un meuble ou dans une pièce. 



Mon souci, surtout depuis que je bosse loin du domicile, c’est ma procrastination. J’avoue être tellement HS le soir, après m’être tapée la journée de boulot en étant debout depuis 6h, et les 1h/1h30 de trajet aller puis retour … que bien souvent, jusqu’à maintenant, je rentrais à la maison pour m’affaler … ou juste préparer le repas. Je reportais tout à « plus tard », plus tard étant à la fois le lendemain, le surlendemain ou même le weekend (et avouez que « plus tard » pour le weekend, quand on est lundi matin … ça peut faire long). Conclusion, j’avais souvent des choses qui s’accumulaient, et je devais faire ses choses par obligation quand il n’y avait plus le choix … exemple : quand tu n’as plus de culottes propres. Quand le lave-vaisselle est plein (mais propre et non vidé), que ton évier déborde (au point de pouvoir remplir à nouveau un lave-vaisselle 6 couverts), et que tu as la table du soir à débarrasser (ou variante : tu n’as plus de vaisselle propre et tu dois mettre le couvert pour ce soir). Je ne parle pas du linge lavé et séché mais qui s’accumule dans la panière à linge (te forçant presque à tout relaver tant c’est froissé), de mon atelier scrap qui sert souvent de débarras et de la poussière qui s’entasse sur les tables de chevet à une allure folle et que tu ne maîtrises pas. 

Conclusion, très souvent, on se tapait plusieurs heures de ménage le samedi. Et franchement, le samedi, on a mieux à faire, non ? Je suis aidée par Charmante Compagnie, mais il faut reconnaître que je fais malgré tout plus de tâches ménagères que lui. Mais ce qu’il fait m’aide déjà beaucoup à gagner du temps. Profitant de l’été pour prendre de bonnes résolutions, je suis allée traîner du côté du concept … Fly Lady … après en avoir entendu parler sur un ou deux blogs de copinautes. 

Le concept est de créer des routines quotidiennes qui empêchent de ce fait aux choses de s’accumuler, de procrastiner. Il y a tout un autre tas de choses, comme le désencombrement, l’extinction des hot-spots (tu sais, ce meuble dans l’entrée de chez-toi qui est tellement envahi que tu ne sais même plus de quelle couleur il est), le ménage par zone, etc.
Encore une fois, je me suis uniquement inspirée du concept, après avoir pris le temps de bien tout lire. Parce que je me suis aperçue que finalement, je n’étais pas un cas si désespérée que ça.  Parce que je bosse et que beaucoup de choses sont faites pour des femmes au foyer. Parce que j’aime bien faire les choses à ma sauce. 

J’ai donc décidé de me mettre en place des routines : routine du matin, routine du soir. Si la routine du matin ne diffère pas du lundi au vendredi (réveil à 6h, nourrir les chiens, petit déjeuner, essuyer la table, préparer mon sac de repas du midi, toilette/habillage/maquillage, un petit coup de lavette dans la salle de bain et les toilettes – ça s’appelle swish and swipe chez Fly Lady -, un bisou à Charmante Compagnie qui dort et go to the work), celle du soir diffère en fonction du jour de la semaine. Il y a ainsi une base (évier, plaque et plan de travail propre, lave-vaisselle, préparation du dîner + du repas du midi, balai, essuyer la table), la suite varie en fonction des jours où je vais à la salle de sport par exemple. Ainsi, un soir je vais nettoyer le cellier, un autre brosser les chats et les chiens, encore un autre soir, je vais vider toutes les poubelles de la maison, arroser les plantes ou faire les vitres. Ainsi, j’en fais un peu chaque jour. Et le samedi matin, on se consacre donc juste à un coup d’aspirateur et de serpillère partout dans la maison. 

Conclusion : je me sens mieux. Je ne procrastine plus. Je fais les choses quand elles arrivent. Je ne reporte quasiment plus au lendemain, je suis dans l’immédiat, le spontané. C’est super notamment pour les factures ou démarches administratives. Mes sanitaires sont propres en permanence, pareil pour ma cuisine. Petit à petit, je désencombre des pièces, et j’entame un nettoyage en profondeur pièce après pièce, histoire d’éviter le gros nettoyage de printemps qui te plombe ton weekend et ton moral. Je deviens organisée, grâce aussi au Bullet Journal. Je vis dans le propre et le bien rangé. 

Mais le top du top, c’est que ça me dégage du temps pour moi. Aussi dingue que ça puisse paraître, j’arrive à me consacrer plus de temps pour des loisirs grâce à ses routines qui ne me prennent au final pas plus de 10 à 15 minutes par jour (or temps de préparation des repas – mais là aussi, comme je planifie mes menus, j’ai gagné du temps - ).
J’espère tenir sur du long terme, que ça devient une habitude tellement ancrée que je n’aurai même plus besoin d’une check list … 



Et toi, tu connais Fly Lady ? Tu en es une adepte ou tu as du mal à comprendre le concept ?